Lighting.
Les grandes techniques d'éclairage de portrait : où placer la lumière, l'ombre qu'elle dessine, et ce qu'elle raconte. Chaque technique avec son schéma de plateau, vu de dessus.











Azimut 30-45° · Hauteur ≈ 15-30°, légèrement au-dessus du regard
Key à 30-45° du côté de la caméra, légèrement au-dessus du regard. Le nez projette une petite ombre en « boucle » sur la joue, sans toucher l'ombre du côté opposé. C'est l'éclairage le plus courant et le plus flatteur : naturel, dimensionnel, facile à réussir.
OrigineL'éclairage de portrait fondamental, le plus enseigné et le plus employé - la base dont dérivent les autres.
Key light placée haut et droit devant le sujet, dans l'axe de la caméra, inclinée vers le bas. Elle dessine une petite ombre symétrique en forme de papillon sous le nez. Lumière glamour, pommettes éclairées, peau lissée - le portrait hollywoodien classique. On ajoute souvent un réflecteur sous le menton pour lever l'ombre du cou.
OriginePopularisé par les studios Paramount à Hollywood dans les années 1930 pour sublimer leurs vedettes (Dietrich, Lombard…) - d'où ses autres noms, éclairage « glamour » ou « hollywoodien ».
Key à 45-60° et plus haut que pour le Loop. L'ombre du nez rejoint celle de la joue et laisse un petit triangle de lumière sur la joue dans l'ombre - la signature de Rembrandt. Dramatique, sculptural, intime. Un réflecteur du côté opposé peut adoucir le contraste.
OrigineDu peintre Rembrandt van Rijn (XVIIᵉ s.), maître du clair-obscur, dont les portraits montrent ce triangle sur la joue. Repris à Hollywood : la légende en attribue le nom à Cecil B. DeMille, qui s'en serait servi pour justifier des éclairages plus dramatiques.
Key à 90°, à hauteur des yeux : une moitié du visage éclairée, l'autre dans l'ombre, séparées net au milieu. Très contrasté, tendu, théâtral - le caractère, le conflit, le mystère.
OrigineIssu du clair-obscur théâtral et du film noir, où la moitié sombre du visage sert la tension dramatique.
Lumière frontale et large, complétée par des réflecteurs ou un fill des deux côtés : presque aucune ombre, éclairage uniforme. Flatteur pour la peau (il efface les textures), utilisé en beauté et en publicité propre. Peu de relief, beaucoup de douceur.
OrigineÉclairage de beauté et de publicité, popularisé par la mode et la télévision ; sa version moderne sur l'axe caméra est le ring light (qui signe aussi un catchlight circulaire).
Source placée derrière le sujet, dirigée vers la caméra. Elle décolle le sujet du fond et, selon l'exposition, donne une silhouette pure ou un halo lumineux sur les contours. Atmosphère, profondeur, contre-jour.
OrigineComposante du système classique à trois points (key / fill / back) codifié par les studios hollywoodiens pour détacher le sujet du décor.
Source arrière-latérale, rasante, qui ne dessine qu'un liseré de lumière sur le bord du sujet et le détache d'un fond sombre. Souvent associée à une key. Effet sculptural, cinématographique. Deux rim (gauche + droite) cernent complètement la silhouette.
OrigineVariante du back light (aussi appelé kicker), très utilisée au cinéma pour découper le sujet sur un fond sombre.
Source placée haut et derrière, visant les cheveux et le haut des épaules. Elle ajoute un reflet qui sépare le sujet du fond et donne de la profondeur. Subtile et contrôlée - on la « drapeau » (flag) pour éviter qu'elle ne bave sur le visage.
OrigineAccessoire de l'éclairage de studio de l'âge d'or hollywoodien - le brillant sur la chevelure, surtout dans les portraits féminins.
Le catchlight, c'est le reflet de la source dans l'œil - un petit point clair qui rend le regard vivant. On place la key vers 10-11 h ou 1-2 h au-dessus de l'œil pour un reflet naturel. Un reflet centré, ou absent, rend le regard plat et éteint.
OriginePlus un principe qu'un dispositif : la position 10 h-2 h imite la lumière naturelle venue d'en haut (soleil, ciel). Le ring light en donne une version circulaire.
La lumière de remplissage complète la key light pour adoucir les ombres. Placée du côté opposé, moins forte, elle ne domine pas la scène. Beaucoup de fill : éclairage high key, léger et peu contrasté (comédies, sitcoms, publicité, beauté). Peu de fill : éclairage low key, plus contrasté et plus « cinématographique » (scénarios dramatiques). Un réflecteur peut jouer le rôle de fill.
Key light : la lumière principale, sur laquelle se base le placement de toutes les autres, généralement la plus lumineuse. Fill light : remplit les ombres créées par la key. Back light : derrière le sujet, elle le détache du fond. Background light : éclaire l'arrière-plan, sinon le sujet est bien éclairé sur un décor sombre.
Glossaire
Le matériel d'éclairage le plus courant - sources, modeleurs, découpe et mesure.
Mandarine
Projecteur open-face (sans lentille) ≈ 800 W, 3200 K. Créée par Ianiro dans les années 60 pour les tournages légers. Faisceau peu contrôlable. Aussi appelée rousse / redhead.
Tête 3D : « Infinite, 3D Head Scan » de Lee Perry-Smith, licence Creative Commons Attribution 3.0.
Lecture audio : synthèse vocale Kyutai TTS (Kyutai, CC BY 4.0), voix enregistrée par Kyutai (CC0).
Reconnaître les techniques sur la tête 3D en vue caméra, et quelques questions de vocabulaire.
